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KAWS @ The Aldrich Museum

vendredi 2 juillet 2010, par Michael Dupouy

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Retour en images sur le premier solo show de KAWS en musée, au Aldrich Museum.

Impressionnant.


Les années passent, et la progression de Brian Donnelly continue. Alors que celui-ci se disait peu attiré par le monde des galeries et du marché de l’art en 2007, il semble que ses premières expériences de 1999 et 2002 lui soient revenues à la mémoire ces derniers mois.

Décidé à franchir un cap et retourner finalement là où tout le monde l’attendait, KAWS a entrepris depuis deux ans un retour assez fracassant. Solos shows chez Emmanuel Perrotin à Miami, Honor Fraser à Los Angeles, Gering & Lopez à New York et Madrid, diverses expositions de groupe comme Stages à Paris quand il lui reste du temps, lui qui continue à travailler sans assistant.

À chaque fois, c’est la même cohue devant les galeries. Des hordes de kids (d’ordinaire peu habitués à ce genre d’endroit) se pressent pour voir leur idole, se faire signer posters, toys et autres objets en tous genres, quand dans le même temps, les fidèles des lieux s’interrogent et tente de comprendre le phénomène. Car il s’agit bel et bien d’un phénomène. Côte revue perpétuellement à la hausse, liste d’attente qui n’en finit pas de grossir pour se procurer une oeuvre, couverture presse inimaginable, propositions de projets tous azimuts, livre de 300 pages publié par Rizzoli prévu pour cet hiver, et donc, un musée, qui déjà, propose une rétrospective du travail de l’artiste, agé seulement de 34 ans.

Bien entendu, le nombre de détracteurs augmente proportionnellement. Mais pourrait-il en être autrement ? Il n’y qu’à voir le nombre de gens qui ne peuvent pas supporter les Koons, Hirst, Prince, et autre Murakami. Cela n’empêche pas ces derniers de bien dormir pour autant.

Dans l’état du Connecticut, au Aldrich Museum, lors du vernissage du 27 juin, les débat étaient ailleurs. Fans de tous bords, artistes de sa génération (Ryan McGinness, Phil Frost, Todd James, José Parlà, Kenny Scharf, Robert Lazzarini, Rosson Crow, Julia Chiang, Eric Haze), galeristes et autres anonymes étaient tous sous le charme. Et l’unanimité n’était pas loin.

Le show est réussi, et la rétrospective vaut le déplacement. La première salle met en lumière ses travaux des 10 dernières années : icones pop révisitées sur papier (Iggy Pop, Kate Moss), mythiques Product Paintings (toile canvas packagées comme des action figures), et bien entendu, produits dérivés en tout genre, allant du skate aux légendaires figurines en vinyl, pièces maitresses et figures emblématiques du travail de l’artiste. C’est cette déclinaison qui fait tant débat, et dont KAWS se défend encore et toujours. Pour lui, ces objets font partie intégrantes de son travail, et beaucoup apprécieront la volonté du musée de les exposer, aux titres d’oeuvres au sens propre, et non pas comme de simples produits dérivés, mis à l’écart dans la boutique des lieux.

La seconde salle est à couper le souffle. Elle mélange des dessins originaux (pour la plupart, devenus aussi des produits manufacturés ou couvertures de magazines), un immense mur, entièrement peint et sur lequel se superposent de nombreux canvas, deux nouveaux tableaux (probablement achetés par le musée) et deux déclinaisons gigantesques en fibre de verre de deux de ses principaux personnages : le Chum et l’Accomplice. Si on regrettera que l’inspiration du mur et des tableaux ne proviennent que de Sponge Bob (on doit être trop vieux), on ne peut que s’incliner devant la réalisation, toujours aussi soignée, et digne d’une machine !

Les fans de la première heure ont de quoi être bouche bée, les autres pourront aussi ajouter un trait d’union entre les époques et comprendre encore mieux la démarche de Donnelly. Et pour les encyclopédiens produit dont nous faisons partie, il y a aussi de quoi faire ! Deux bronzes inédits (Companion 5YL Pearl et Black) et deux futures production de Medicom (Titi sans Gros Minet mais Pinnochio avec Jiminy Cricket) sont dévoilés pour l’occasion.



On ne saurait trop vous recommander d’aller y faire un tour si vous avez la chance de passer par New York avant le 2 Janvier 2011. D’ici là, même si les rumeurs sont toujours à prendre avec précaution sur internet, vous entendrez parler de KAWS, de ses travaux et de ses futurs shows à de maintes reprises ici et ailleurs. Croyez nous, l’hiver sera bien plus chaud qu’à l’accoutumée...

KAWS
27 Juin 2010 au 2 Janvier 2011
The Aldrich Museum
258 Main Street, Ridgefield, CT 06877
USA

Images © La MJC (à l’iPhone)

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Portfolio

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